Les territoires ruraux, qui rassemblent 88 % des communes françaises et où vivent 22 millions de personnes, affichent des indicateurs sanitaires moins bons que ceux des villes. L’espérance de vie à la naissance y est par exemple inférieure de deux ans à celle des zones urbaines.

La ruralité est en effet marquée par des fragilités socio-économiques et démographiques spécifiques. Et  » la campagne  » n’est pas épargnée par la pollution : pesticides, infrastructures industrielles ou routières exposent les habitants. L’agriculture locale, souvent tournée vers l’exportation, ne profite que peu aux résidents. Le manque de professionnels de santé limite l’accès aux soins et à la prévention, tandis que les difficultés de mobilité pèsent sur l’éducation, l’emploi et la vie sociale, surtout pour les jeunes.