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Formuler les messages nutritionnels pour agir sur les comportements alimentaires – une expertise collective de l’Inserm

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Contrairement à d’autres pays européens, la France n’a pas légiféré pour restreindre la publicité aux enfants, encourageant les acteurs de l’audiovisuel et les industries agroalimentaires à s’engager dans des pratiques responsables avec la signature d’une charte visant à promouvoir une alimentation et une activité physique favorable à la santé dans les programmes et les publicités diffusées à la télévision. L’obligation d’information nutritionnelle est quant à elle inscrite dans le cadre de la Loi de Santé publique, mais les messages prévus, tels que « Pour être en forme, dépense-toi bien ! » ou « Pour votre santé, limitez les aliments gras, salés, sucrés », sont désormais bien connus et passent parfois à tort pour caution des produits présentés dans la publicité. Alors que se pose la question de la reformulation de ces messages nutritionnels, l’Inserm publie les résultats d’une expertise collective s’intéressant à la réglementation du marketing et à l’influence des communications de santé. S’appuyant sur une revue de la littérature, le rapport analyse les résultats des politiques menées dans les autres pays, l’efficience des différents types et supports de communication, puis formule un ensemble de recommandations pour mieux encourager, par le biais de messages nutritionnels, des comportements alimentaires favorables à la santé.

Pour une Politique nutritionnelle de santé publique en France. PNNS 2017-2021 – Rapport du Haut Conseil de la Santé Publique

L’analyse des processus et résultats des trois précédents Programmes nationaux nutrition santé (PNNS) a conduit à appréhender les limites des stratégies de santé publique fondées exclusivement sur les déterminants individuels des comportements alimentaires et d’activité physique. Ces stratégies s’appuyaient principalement sur la communication nutritionnelle, et des approches purement incitatives.

Les PNNS n’ayant atteint que partiellement les objectifs fixés et les inégalités sociales de santé s’étant aggravées dans le domaine de la nutrition, le HCSP propose, pour 2017-2021, une politique nutritionnelle de santé publique s’appuyant sur des mesures visant la population générale avec une intensité graduée selon le degré de désavantage.

Il recommande, tout en poursuivant les stratégies précédentes, d’intervenir sur l’environnement social, économique et sociétal afin de faciliter les choix individuels favorables à la santé concernant l’alimentation et l’activité physique. Il préconise de recourir à des mesures réglementaires pour réduire la pression du marketing commercial, améliorer l’offre alimentaire et l’accessibilité physique et économique aux aliments de meilleure qualité nutritionnelle. Il recommande enfin de développer des actions spécifiques et prioritaires orientées vers les enfants et les populations défavorisées.

Communiqué de presse  // Rapport

via avis et rapports du HCSP

PNNS : l’Igas dresse un constat d’échec et demande de ne pas reconduire le plan

Un programme « qui n’a pas su trancher entre l’approche individuelle et l’approche collective » et « n’a jamais été en capacité d’adopter des mesures dont l’efficacité est pourtant reconnue » : les termes du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur l’évaluation du programme national nutrition santé (PNNS) sont particulièrement sévères. Portant à la fois sur les PNNS 2011-2015 et 2016 (PNNS 3), mais aussi sur le plan Obésité 2010-2013, le rapport de l’Igas, rendu public le 3 octobre, conclut que « la reconduction du plan en l’état n’est pas souhaitable : sa logique d’ensemble a démontré ses limites, voire ses effets contreproductifs. Elle doit donc être profondément transformée ».

Lire l’article Au service des territoires

La collection Théma | L’alimentation : un nouvel enjeu de développement durable pour les territoires

L’alimentation constitue un enjeu fort de durabilité en termes de santé, de cohésion sociale, d’environnement et de développement économique territorial. Au cœur des préoccupations des habitants, elle fait l’objet de nombreuses initiatives dans les territoires mobilisant les citoyens et de nombreux acteurs territoriaux (agriculteurs, entreprises, associations…) et donne lieu à de nouvelles politiques transversales appuyées notamment par le ministère de l’agriculture ( loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt qui promeut l’élaboration de projets alimentaires territoriaux). Ces politiques s’articulent autour de plusieurs leviers : la protection du foncier agricole, la préservation de la qualité de l’eau, l’éducation alimentaire, l’approvisionnement local de la restauration collective, le soutien à l’agriculture biologique et à la structuration de nouvelles filières de production mais aussi de distribution.

La consultation de 38 collectivités en France en 2016 nous a permis de mieux connaître la fabrique des politiques alimentaires territoriales. Pourquoi s’engagent-elles ? Comment ? Quelle gouvernance adoptent-elles ? Quels sont les freins à dépasser pour aller plus loin dans ces politiques alimentaires

L’alimentation : un nouvel enjeu de développement durable pour les territoires (format – 2.88 Mo)

Source : La collection Théma | Ministère de la Transition écologique et solidaire

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