L’institut Montaigne invite les communes à se saisir des enjeux liés à l’alimentation. Face au constat que de nombreux maux sont attribués à une mauvaise alimentation, entre maladies et expositions à des substances nocives, les maires peuvent agir en activant plusieurs leviers :
créer un périmètre de sauvegarde du commerce d’artisanat de proximité, au sein duquel ils pourraient exercer leur droit de préemption commercial et favoriser des commerces d’alimentation saine,
Protéger et maintenir des terres agricoles dans le plan local d’urbanisme (PLU),
Mettre à disposition des locaux ou des équipements techniques à destination des agriculteurs ou des association oeuvrant pour l’alimentation solidaires (Associations pour le maintient de l’agriculture paysannes, marchés de producteurs, cuisines partagées…)
Enfin les Maires peuvent promouvoir la santé en favorisant la bonne information des citoyens, sur les aides et sur les effets de l’alimentation sur la santé de leurs administrés.
L’Institut Montaigne avait déjà proposé dans un rapport en 2024 intitulé Fracture alimentaire : Maux communs, remède collectif,que les recettes d’une taxation sur le sucre financent « un chèque alimentaire vers les Français en situation de grandes précarité alimentaire, et exclusivement dédié à l’achat de fruits et légumes« . La part de personnes en surpoids et en situation d’obésité étant plus importante chez les personnes aux faibles revenus et celles vivant dans les quartiers prioritaires de la ville.
La santé d’une population ne se résume pas à l’accès aux soins. Elle se construit, ou se détériore, dans les conditions quotidiennes de vie : le logement, l’emploi, la qualité des espaces publics, les liens sociaux, l’alimentation, l’environnement. À l’occasion des 40 ans de la charte d’Ottawa, il est bon de se replonger dans ce que l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) appelle les notions essentielles de santé publique.
Ce dossier intéresse directement tous les porteurs (élu.e.s et technicien.ne.s) de démarches territoriales — contrats locaux de santé, conseils locaux de santé mentale, contrats territoriaux globaux… — mais aussi, plus largement, les acteurs et les actrices du développement local, de l’urbanisme, du social ou de l’éducation… qui agissent sur ces déterminants sans toujours le nommer ainsi.
Ce que la recherche établit clairement depuis plus de 40 ans
Les facteurs collectifs — conditions économiques, sociales et environnementales — contribuent davantage à améliorer la santé globale que les facteurs individuels comme les habitudes de vie ou la génétique. Le système de santé et de services sociaux détient un impact limité sur l’état de santé de la population par rapport aux conditions de vie aux conditions de vie.
Le dossier de l’INSPQ détaille les déterminants selon quatre grandes catégories : le contexte global (politiques, économie, environnement naturel), les systèmes publics (éducation, logement, soutien social), les milieux de vie (famille, travail, voisinage) et les caractéristiques individuelles.
La santé dans toutes les politiques : une responsabilité partagée
Agir sur ces déterminants, c’est précisément ce que recouvre le principe de « santé dans toutes les politiques » : reconnaître que les décisions prises dans les domaines du transport, de l’urbanisme, de l’éducation, de l’emploi ou du social ont des effets directs sur la santé des habitants. Agir sur les déterminants de la santé requiert la participation de plusieurs autres secteurs que celui de la santé : milieux municipaux et scolaires, entreprises, secteurs agroalimentaire, technologique et communautaire.
L’INSPQ formalise cette logique à travers ce qu’il nomme la responsabilité populationnelle, autrement dit la responsabilité partagée à l’échelle d’un territoire. C’est une approche qui consiste à maintenir et améliorer la santé et le bien-être de la population d’un territoire donné en agissant conjointement sur les services de santé et sur les autres déterminants sociaux de la santé, à travers une vision commune portée par l’ensemble des partenaires : municipaux, communautaires, politiques, économiques.
Agir en amont pour prévenir les problèmes de santé constitue la façon la plus efficiente de favoriser la santé et le bien-être de la population. Le dossier illustre cela avec l’exemple concret du diabète : les actions les plus efficaces ne sont pas cliniques, elles concernent l’aménagement des espaces de vie, les normes nutritionnelles dans les établissements publics, le soutien au revenu ou encore les politiques de mobilité active.
Lire le dossier sur l’INSPQ : Notions essentielles de santé publique
Les territoires ruraux, qui rassemblent 88 % des communes françaises et où vivent 22 millions de personnes, affichent des indicateurs sanitaires moins bons que ceux des villes. L’espérance de vie à la naissance y est par exemple inférieure de deux ans à celle des zones urbaines.
La ruralité est en effet marquée par des fragilités socio-économiques et démographiques spécifiques. Et » la campagne » n’est pas épargnée par la pollution : pesticides, infrastructures industrielles ou routières exposent les habitants. L’agriculture locale, souvent tournée vers l’exportation, ne profite que peu aux résidents. Le manque de professionnels de santé limite l’accès aux soins et à la prévention, tandis que les difficultés de mobilité pèsent sur l’éducation, l’emploi et la vie sociale, surtout pour les jeunes.
Cependant, les acteurs, qu’ils soient institutionnels ou associatifs, professionnels ou élus locaux, s’engagent dans la promotion de la santé.
Ce dossier a été réalisé pour la journée d’échange régionale en Occitanie sur les compétences psychosociales (CPS). Après une définition des CPS et un point sur les dernières avancées scientifiques sur le sujet, ce document donne des ressources pour l’action, définit le cadre stratégique institutionnel français et sa déclinaison en Occitanie, et des retours d’expériences menées sur le territoire.
Ce dossier documentaire numérique a été réalisé à la demande de Bordeaux Métropole, par Promotion Santé Nouvelle Aquitaine. Il rassemble une sélection de ressources pour aiguiller les communes sur la question de l’accès aux soins, en prenant en compte ce qui relève de leurs compétences.
« Sinonvirgule est un cabinet de conseil en redirection écologique fondé en 2021. Son ambition est de documenter les collisions entre la nouvelle ère écologique dans laquelle nous sommes rentrés d’une part, et nos modes de vie, d’organisation ou de production d’autre part. Chaque année, et en parallèle de nos activités de conseil, nous publions une étude, sur un sujet librement choisi et en partenariat avec un large écosystème de partenaires académiques et de porteurs d’expertises, réunis pour l’occasion. Après une première étude “Peut-on assurer un monde qui s’effondre ?” axée sur l’assurance de biens, nous avons voulu cette fois nous pencher sur un sujet au moins aussi important : la santé. L’approche One Health nous a donné le point d’entrée idéal dans ce champ complexe, en faisant le lien entre la dégradation progressive de la santé humaine, et celle, accélérée, des milieux naturels que nous habitons. C’est ainsi autour de ces liens complexes entre santé humaine, animale et environnementale que nous avons travaillé lors de ces deux dernières années, avec une ambition : révéler l’entier potentiel d’une approche One Health pour nos organisations de santé, mais également pour les territoires et les organisations »
Fabrique Territoires Santé a initié en 2023 un projet visant à favoriser le développement et l’amélioration des démarches territoriales de santé en milieu rural. Des fiches synthétiques visant à sensibiliser les élu·es et les équipes qui les accompagnent, et à leur proposer des repères pour mener des politiques locales de santé, ont été élaborées collectivement.
Les 14 et 15 novembre 2023, 223 acteurs du réseau des démarches alimentaires de territoire et du Pacte alimentaire pour une alimentation locale et durable en Nouvelle-Aquitaine se sont réunis.
Dans le cadre collaboratif des Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) et des équipes de soins coordonnées en santé, les réunions se présentent comme des moments clés de partage, de décision et de mise en action. Elles sont fondamentales pour maintenir une cohérence de vision et pour progresser ensemble vers des objectifs communs. Cependant, sans une organisation réfléchie, elles peuvent parfois s’éterniser et manquer d’efficacité. C’est pour pallier ces défis que le guide « Les 8 Règles d’Or des Réunions Réussies en MSP » vous est proposé par AVEC Santé Nouvelle Aquitaine.
Un Projet Alimentaire territorial (PAT) permet-il de faire bouger les lignes du système alimentaire d’un territoire ? En quoi consiste l’évaluation d’un PAT, L’auto-évaluation des PAT est-elle réalisable avec les méthodes existantes ? Etant donné le développement des Projets Alimentaires Territoriaux (plus de 420 aujourd’hui en France), il paraît essentiel de pouvoir évaluer leurs effets sur la transformation des systèmes alimentaires et agricoles.
Malgré la complexité de la tâche, l’ADEME a engagé des travaux permettant : – de partager des exemples d’actions et projets inspirants pour nourrir son PAT (volet 1). Il en ressort les éléments clés pour des PAT qui changent la donne. Des vidéos de retour d’expériences sont disponibles ici – d’identifier les méthodes et expériences inspirantes pour évaluer un PAT (volet2). Il en ressort notamment les éléments clés pour mettre en œuvre une démarche d’évaluation d’un PAT.
Les Contrats Locaux de Santé (CLS) occupent aujourd’hui une place centrale dans plusieurs enjeux politiques. D’une part, la crise sanitaire a redéfini profondément leur rôle, sensibilisant les élus aux enjeux politiques et organisationnels liés à la santé. Les territoires déjà pourvus de CLS ont rapidement compris l’importance d’une coordination efficace, tirant parti des ressources locales. D’autre part, les CLS ont gagné en importance en tant qu’instruments privilégiés pour renforcer la collaboration entre l’État et les élus. Cette évolution est reflétée par l’obligation, pour la plupart des Agences Régionales de Santé (ARS), d’intégrer des indicateurs de couverture territoriale des CLS dans leurs contrats d’objectifs.
En tant que professionnel du champ social et médico-social, vous vous interrogez régulièrement : « Il faudrait accompagner aussi la santé ? » Forte de son expérience dans la médiation en santé, Promotion Santé Bourgogne-Franche-Comté a créé ce guide afin de vous accompagner… dans cet accompagnement ! Comme repères théoriques et pratiques, nous vous proposons quatre clés. Ces clés sont des repères, des portes à ouvrir pour déverrouiller des situations en prenant le chemin de la santé. Ensuite, place à vos idées ! Vous pourrez vous exercer sur huit situations concrètes, inspirées de faits réels.
L’année 2023 aura été foisonnante de nouveautés en matière d’innovation sociale. Dans ce flot d’informations, certaines initiatives se démarquent à titre de tendances susceptibles d’imposer leur marque dans les prochaines années. L’équipe 100º vous propose donc un petit retour en arrière afin de mieux regarder vers l’avenir.
Ce guide a l’ambition d’être un outil opérationnel permettant d’orienter et d’accompagner tout élu ou porteur de projet souhaitant favoriser l’accueil en milieu rural et contribuer à une meilleure intégration des réfugiés en France. Il a vocation à évoluer, être consolidé, enrichi et actualisé au gré des retours des acteurs de terrain.
PQN-A et Hubikoop ont conçu un guide méthodologique qui, en sept étapes, vous présente un ensemble d’actions, d’outils et de conseils pour structurer une feuille de route territoriale d’inclusion numérique.
Six profils de ménages pauvres rendent compte de la pluralité des situations de pauvreté. Ils se différencient selon la situation vis-à-vis de l’emploi, l’âge et le statut d’occupation du logement. Ils résident tous en majorité dans l’urbain, avec des répartitions géographiques différentes sur le territoire. Les ménages retraités pauvres habitent davantage dans le rural que l’ensemble des ménages pauvres. Ils représentent 27 % des ménages pauvres, mais seulement 18 % des personnes pauvres, car ils sont le plus souvent composés d’une personne seule. Les ménages insérés dans l’emploi mais percevant de faibles revenus du travail (18 % des ménages pauvres) sont en majeure partie des familles avec enfants et sont surreprésentés dans le quart nord-ouest et dans les anciennes régions Rhône-Alpes et Franche-Comté. Les moins de 30 ans non insérés dans l’emploi (11 %) résident en majorité seuls et sont relativement plus nombreux au sein des grandes villes étudiantes. Parmi les autres ménages pauvres non insérés dans l’emploi, les propriétaires (10 %) sont surreprésentés dans le rural et une part relativement élevée de leur revenu provient d’indemnités de chômage. Les locataires ont des revenus dépendant en grande partie des prestations sociales. Ceux du parc privé (17 %) sont surreprésentés autour de l’arc méditerranéen ; ceux du parc social (17 %), essentiellement des familles avec enfants, résident à 90 % dans l’urbain et sont relativement plus présents dans la moitié Nord.
L’Observatoire Régional de l’Intégration et de la Ville (ORIV) a réalisé ce guide méthodologique afin de rendre accessible à tous et toutes les démarches d’observation territoriale. Il se veut un support pour l’action, pour oser se lancer dans ces démarches d’observation territoriale qui peuvent paraître intimidantes et chronophages. Elles ne sont pas forcément l’affaire d’experts-es, c’est ce que montre de manière pragmatique les éléments et les expériences présentés dans ce guide.
En complément du guide un webdocumentaire sur ces questions d’observation a été réalisé par l’ORIV. Vous y trouverez :
Des entretiens vidéos réalisés auprès de personnes « ressources » :
Pourquoi un guide sur l’observation territoriale ? par Murielle Maffessoli, Directrice de l’ORIV
Observer un territoire, ça veut dire quoi ? par Louis Maurin, Directeur de l’Observatoire des inégalités
Comment l’utilisation des données statistiques s’articule-t-elle avec les démarches d’observation territoriale ? par Emmanuelle Bianchini, Directrice d’études, en charge des questions d’habitat et société, à l’Agence d’Urbanisme d’Agglomérations de Moselle (AGURAM)
La présentation vidéo de 6 expériences par des acteurs-trices qui les portent :
« Diagnostic en marchant », par Nathalie Merlet – Centre socioculturel Coréal à Wittenheim
« Enquêtes écoute-habitants-es », par Mickael Baska – Direction du développement territorial à la Ville de Lyon
« Démarches d’intelligence collective », par Solène Huberson – Pôle ressources ville et développement social (Centre de ressources politique de la ville pour le Val d’Oise, les Yvelines et les Hauts de Seine)
Rapport « Parole d’habitants-es des quartiers populaires », par Juliette Demoulin – Fédération nationale des centres socioculturels de France et Jean-Luc Michaud – Trajectoire Ressources (Centre de ressources politique de la ville Bourgogne Franche-Comté)
« Démarche de coresponsabilité », par Régis Athonady – Agence de la participation citoyenne à Mulhouse
« Baromètre des quartiers », par Paulette Duarte – Laboratoire PACTE, Université Grenoble Alpes
L’ORS accompagne l’ARS et les collectivités dans l’élaboration, le suivi et la reconduction des contrats locaux de santé (CLS) en Nouvelle-Aquitaine. Dans le cadre de cette mission d’accompagnement financée par l’ARS, l’ORS met à jour régulièrement les indicateurs liés à la santé et ses déterminants pour les territoires concernés.
Afin de susciter l’intérêt des acteurs de l’agriculture et de l’alimentation à répondre aux enjeux d’accessibilité à une alimentation durable dans les quartiers prioritaires de la ville, et afin d’intégrer des actions en faveurs d’un accès à une alimentation durable et de qualité pour tous dans les nouveaux contrats de ville, PQN-A a réuni le 29 juin 2023 les réseaux de la politique de la ville et des Démarches Alimentaires de Territoire (DAT). La visite s’est tenue dans le quartier de Dravemont à Floirac (33), sur le territoire du Projet Alimentaire de Territoire (PAT) du Grand Projet des Villes de la Rive Droite sur la métropole bordelaise.
Dans le cadre de la stratégie décennale de lutte contre les cancers, l’Institut national du cancer se mobilise pour accompagner les collectivités territoriales sur les enjeux de promotion de la santé et de prévention des cancers. Il crée le Club « Collectivités territoriales et prévention des cancers ». Alors que chaque année près de la moitié des cancers pourrait être évitée, les collectivités, qui disposent de nombreux leviers d’actions et d’un large champ de compétences (transport, achat public, éducation…), ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre les cancers.
Engagés depuis des années dans des projets d’innovation territoriale et convaincus de la nécessité de son développement, la Croix-Rouge française, les Activités sociales d’AG2R LA MONDIALE pour la Retraite complémentaire, Bleu Blanc Zèbre, Croix-Rouge Insertion, Familles Rurales, Kawaa, Yes We Camp ainsi que l’Avise ont réuni leurs expériences pour proposer ce guide pratique et d’inspiration à tous les citoyens et organisations souhaitant s’en emparer.
« Diagnostiquer les besoins, cartographier les parties prenantes, rassembler autour d’un projet commun, gérer un collectif partenarial, co-construire une solution dans toutes ses dimensions, concevoir son modèle économique ou encore évaluer son impact social n’a rien d’inné. Au contraire, cela s’apprend et s’expérimente », peut-on lire dans l’éditorial du guide « Territoires solidaires ».
» Se nourrir, travailler, se soigner, etc. La majeur partie des actes du quotidien nécessitent de se déplacer. Dans les territoires peu denses, la voiture est bien souvent la seule solution. Cette dépendance peut alors s’accompagner d’inégalités économiques et sociales, tout le monde n’ayant pas les moyens ou l’aptitude de se déplacer en voiture individuelle, ou de problèmes environnementaux, compte tenu des impacts des véhicules thermiques. Répondre aux défis et enjeux des mobilités en zones peu denses Développer des mobilités durables et inclusives en zones peu denses constitue autant une nécessité indéniable qu’un défi ambitieux. L’essor de solutions alternatives, véritable transition à accomplir, nécessite de faire évoluer les mentalités et exige des investissements financiers conséquents, pour répondre aux attentes de la population. Pour y parvenir, le CESE formule des préconisations, fruit d’un important dispositif de participation citoyenne à même de faire entendre les attentes et besoins des habitants des territoires concernés. Se déployant autour de trois axes, ces préconisations visent à : → Réunir les conditions à même de réussir la transition vers une plus grande sobriété des transports ; → Privilégier le niveau intercommunal et une gouvernance inclusive associant la participation citoyenne ; → Renforcer l’attractivité des territoires peu denses par des transports collectifs adaptés. Ces préconisations appellent une nouvelle grande loi d’orientation et de programmation et une refonte de la fiscalité pour redonner aux collectivités des moyens d’agir. «
Le Cnfpt propose une série de podcasts, « Bien dans ma ville », pour identifier des leviers en urbanisme et aménagement qui améliorent la santé des habitants.
En dépit des restrictions budgétaires et des nombreuses critiques qu’elles ont suscitées, les politiques de rénovation urbaine ont peu évolué dans les vingt dernières années. Raphaël Frétigny avance des pistes pour expliquer ce paradoxe et suggère de les réformer, en orientant davantage les financements vers des enjeux de santé.
Actes du webinaire du 6 avril 2023 / Fabrique Territoires Santé, 27 juin 2023. 38 p.
Ce recueil propose une restitution des échanges d’une table-ronde où divers points de vue (élu local, coordonnatrice de CLS, coordonnatrice de CPTS, ARS, …) se sont croisés sur les articulations et les passerelles entre les dynamiques territoriales de santé (ASV, CLS, CLSM) et les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), ainsi que sur la capacité des CPTS à s’engager dans une démarche de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.
Dans le cadre du Plan France Relance porté par la Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement d’Île-de-France (DRIHL IDF) en 2021, Cantines Responsables et l’Agence nouvelle des solidarités actives (Ansa) ont proposé une expérimentation sociale visant à lutter contre la précarité alimentaire avec les acteurs de la restauration collective. L’objectif était de produire des repas à destination de personnes en situation de précarité sur 4 territoires franciliens, en créant des partenariats locaux entre sites de restauration collective et lieux d’aide alimentaire.
Periferia, association bruxelloise, défend le projet d’une démocratie participative avec l’implication des citoyens dans les espaces de prise de décisions. Cette publication propose d’explorer les différentes étapes d’un processus de prise de décision collectif.
Le ministre de la Ville et dulogement, Olivier Klein, a lancé le travail sur la prochaine génération des contrats de ville « Engagements Quartiers 2030 ». Ilattend des collectivités et de leurs partenaires qu’elles impliquent les habitantes des quartiers prioritaires dans les réflexions à l’œuvre dans cette démarchede préfiguration. Les habitant-es doivent pouvoir s’exprimer durant ce tempsd’écriture du contrat de ville, mais aussi tout au long de sa duré de vie.OlivierKlein a créé lacommission « Participation citoyenne des quartiers » (présidéeparMohamedMechmache).Sesmissionssontdefixeruncadrenationalméthodologique et éthique, qui permette à la concertation de faire émerger lesprojets des quartiers entre mi-avril et mi-juillet 2023.Dans l’attente des conclusions de la commission Participation citoyenne desquartiers présidée par Mohamed Mechmache, nous vous proposons quelquespistes d’action.
Cette session a été l’occasion de présenter plusieurs initiatives provenant de territoires de profil et taille différents.
Ces structures territoriales, de par leur dimension, sont-elles mieux placées pour gérer des politiques locales ? Comment initier et développer des actions santé au sein de son intercommunalité ? Quels sont les freins et les facteurs de succès ? Faut-il que les Établissement Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) prennent la compétence santé pour renforcer leurs actions en santé ?
Cette session était co-animée par Véronique Garnier, adjointe à la santé à Croissy sur Seine, référente de la commission santé de l’AMIF, et Danielle Valéro, 1ère adjointe au maire d’Evry Courcouronnes, coordination de l’équipe municipale et transition écologique et sociale, Santé, Seniors.
Interventions : – Nadia Terki, Vice-Présidente Santé, Prévention, Politique de la ville – Communauté d’agglomération Maubeuge-Val de Sambre (Supports visuels de Nada Terki) – François Forchez, Vice-président délégué à l’action et à la cohésion sociale – Communauté d’agglomération Loire-Forez. (Supports visuels de François Forchez) – Christine Catarino : Conseillère Communautaire, missionnée à la Santé – Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise (CACP) (Supports visuels de Christine Catarino)
Dressant à la fois un bilan des concertations territoriales du CNR Santé et un point d’étape de sa feuille de route, le ministre de la Santé, François Braun, a dit croire, ce 3 mai, en l’efficacité de la coopération sur les territoires. Via une boîte à outils destinée à diffuser des pratiques territoriales, mais également plusieurs mesures législatives en cours d’examen ou bientôt discutées, ainsi que sur la base de plusieurs missions, le ministre met en avant des avancées possibles sur l’accès à la santé dans tous les territoires.
Cette étude exclusive montre qu’il y a 14 000 décès par an en plus dans les zones rurales que ce qui serait attendu si l’espérance de vie y était identique à celle des villes.
Au 1er janvier 2022, la France compte 230 000 médecins et se situe, avec 3,4 médecins pour 1000 habitants, dans la moyenne de l’OCDE. Toutefois, la densité médicale est très inégale sur le territoire. Dans certaines zones, la faiblesse de la densité médicale engendre des difficultés d’accès aux soins.
L’alimentation et l’activité physique sont des déterminants majeurs de la santé physique, mentale et sociale. Les Villes et Intercommunalités, actrices en prévention et promotion de la santé, s’impliquent quotidiennement pour améliorer la santé des populations et répondre à leurs besoins. La promotion d’une alimentation saine, de la pratique de l’activité physique et la lutte contre la sédentarité sont des enjeux de santé publique sur lesquels elles disposent de compétences et agissent par le biais d’actions et politiques volontaristes. Cet ouvrage rassemble des exemples d’actions des membres du Réseau français Villes-Santé. Il est construit à partir de leurs retours d’expériences et il apporte des recommandations des Villes-Santé.
En France, comme ailleurs, la lutte contre les difficultés d’accès aux soins constitue depuis plusieurs années une priorité des politiques publiques de santé. Depuis 2005, un « zonage médecins » réglementaire cible les territoires déficitaires en médecins généralistes, où les médecins sont éligibles à différentes aides publiques.
Dans une approche socio-historique, cet article vise à décrire la genèse de cet instrument d’action publique et à en retracer le processus d’émergence lente et hésitante dans un paysage d’intérêts complexes et contradictoires.
Dans un contexte de refonte du zonage médecins et de remise en question récurrente de sa pertinence, ce détour historique permet mieux comprendre que le zonage actuel, dans sa forme purement incitative, est un outil de compromis façonné en partie par des enjeux pragmatiques dont il ne peut être fait abstraction.
Cet ouvrage s’inscrit dans la campagne du Shift Project et de ses partenaires à destination des élus et décideurs des territoires français. Il sélectionne et illustre – en s’appuyant sur nombre d’exemples locaux, d’infographies et de dessins – les défis et transformations à réaliser pour six types de territoires: Villes, Campagnes, Métropoles, Montagne, Littoral, et Outre-mer. Il propose des démarches adaptées aux nouveaux enjeux. Il plaide pour l’exemplarité des administrations territoriales et propose enfin un parcours type en 3 étapes pour bifurquer avant la fin du mandat (2026): 1. Comprendre:prendre le temps de comprendre et partager les enjeux; 2. Mobiliser:bâtir un nouveau «projet de territoire» désirable, sobre et résilient; 3. Réorienter:aligner toute son action sur la nouvelle vision et ses objectifs de résilience et de transition écologique
Réunis à partir de ce 30 septembre 2022 en Dordogne pour leur congrès, les maires ruraux présentent de nouvelles données sur les inégalités territoriales d’accès à la santé. En référence à la moyenne nationale de 0,83 médecin généraliste pour 1.000 habitants, il manquerait notamment près de 3.400 médecins généralistes en milieu rural, alors que des bassins de vie urbains sont excédentaires. Les déserts médicaux seront au cœur du Conseil national de la refondation Santé dont la première réunion se tiendra au Mans le 3 octobre 2022.
Quelle différence entre MSP et CPTS ? Association 1901 ou Sisa ? Quelle coordination en CPTS ou en MSP ?…
Neuf questions, neuf réponses, neuf épisodes pour tout tout tout comprendre de l’exercice coordonné !
Avec Carine Renaux, infirmière en pratique avancée à la MSP de Laënnec, Victor Terraza, masseur-kinésithérapeute à la MSP créonnaise, et Pascal Gendry, médecin généraliste au Pôle Santé du sud-ouest mayennais.
Depuis 2020, le Cerema développe une méthodologie pour accompagner les réflexions autour de la résilience, qui s’appuie notamment sur la boussole de la résilience et fournit un cadre d’action destiné à renforcer l’adaptation des territoires aux différents événements qui peuvent survenir.
Comment les territoires, mais aussi les organisations, peuvent-ils se préparer, s’adapter, se transformer, pour mieux faire face aux perturbations ponctuelles et aux évolutions de long terme comme le changement climatique ou l’effondrement de la biodiversité ? L’approche globale et transversale de l’adaptation que porte le Cerema dessine des réponses à ces questions et des pistes d’action à saisir.
Le présent rapportSanté : faire le pari des territoires,propose un ensemble d’évolutions ambitieuses et réalistes pour le nouveau quinquennat qui s’ouvre.Ambitieuses, car elles conduisent à changer en profondeur la culture du système sanitaire,en plaçant la liberté, la subsidiarité et la responsabilité comme des valeurs cardinales. Ambitieuses aussi car elles visent à préparer l’avenir du système de santé par une véritable vision stratégique d’ensemble et à refonder le pilotage opérationnel de la santé, enfaisant des territoires l’échelle privilégiée pour construire l’offre de soins, tout en conservant un cadre réglementaire national, notamment en matière de numérique et de données de santé.
L’alimentation est un déterminantmajeur de la santéaux effets protecteursou délétères.Elle est influencée par de nombreuxfacteursindividuels,sociaux, économiqueset environnementaux.En effet,l’environnement, le milieu de vie,les revenus, le prix,la disponibilitédes aliments,les goûts,lescroyancesetlestraditionsinfluencentles habitudes de consommation
La loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale, a été publiée au Journal officiel sous le n°0044, le 22 février 2022. La loi 3 DS s’articule autour de quatre grands axes :
la différenciation : ce principe, acté par la loi 3DS, a vocation à donner aux collectivités de la souplesse et davantage de marge de manœuvre dans leurs actions pour prendre en compte les spécificités et les attentes de leur territoire
la décentralisation : près de trente ans après le premier acte de décentralisation, le législateur a souhaité conforter les compétences des collectivités locales, notamment dans les domaines des transports, du logement, de l’insertion et de la transition écologique
la déconcentration : à travers ces dispositions, il s’agit de rapprocher l’État du terrain
la simplification : le but poursuivi dans ce cadre est de rendre l’action publique locale plus proche de ces administrés, notamment en facilitant leurs démarches.
On pourrait croire que la santé est un bien naturel dont nos corps seraient plus ou moins dotés, il n’en est rien : la recherche nous montre au contraire qu’il s’agit d’un bien social qui varie selon notre niveau de vie, notre habitat et notre environnement quotidien.
Nous sommes des représentants des patients, citoyens sans médecins, infirmiers, urgentistes hospitaliers, médecins, organisations interprofessionnelles, ambulanciers, pompiers, internes, médecins hospitaliers, kinésithérapeutes, étudiants en médecine, hôpitaux de proximité, centres de santé, pharmaciens, chirurgiens–dentistes, sage–femmes,biologistes, orthophonistes, mutuelles et élus. Un seul objectif :élaborer ensemble des propositions,réalisables, concrètes et consensuelles pour améliorer l’accès auxsoins. Notre aventure a commencé en juin2021 et regroupe aujourd’hui 35organisations, associations et acteurs impliqués dans l’accès aux soins et tous concentrés autour de la défense de l’intérêt général. Ce travail commun nous permet aujourd’hui deprésenter 4 propositions aux candidats à l’élection présidentielle et aux candidats aux élections législatives qui suivront. Elles sont issues de notre réflexion commune, de nos expériences, des solutions émergentes sur le terrain et des acteurs quis’y mobilisent.
Au moment où nous sortons – pas à pas – de la crise sanitaire et où nousdevons affronter ses conséquences humaines et économiques, ce document viseà cerner la compréhension du concept de résilience, qui cristallise aujourd’huitous les espoirs. L’exercice est particulièrement instructif. Il nous permet decomprendre ce qui permet aux territoires de mieux réagir aux crises, d’enatténuer les effets et de créer les conditions d’un rebond sur le long terme. Il introduit l’idée d’une action coordonnée :
– en aval comme en amont de la crise
– ainsi que des évolutions souhaitables dans notre rapport au collectif. Ces travaux bénéficient du soutien du Cabinet Transitions et de l’Institut CDCpour la recherche
Les conseils locaux de santé mentale (CLSM) sont des instances de concertation et de coordination autour de la santé mentale à l’échelle locale. Si tous les acteurs de chaque territoire couvert par un CLSM sont invités à y participer, l’engagement des élus locaux, des représentants de la psychiatrie publique, des usagers et des aidants constitue une condition sine qua none pour pouvoir se définir comme CLSM.
Pour poser cette condition, le Centre collaborateur de l’OMS de Lille (CCOMS), qui a contribué à la définition des CLSM, s’est appuyé sur les recommandations internationales en matière de santé mentale. Ces dernières invitent à penser que la collaboration de ces différents acteurs – élus locaux, représentants de la psychiatrie publique, usagers et aidants – augmente les chances que les actions et politiques locales mises en œuvre dans le champ de la santé mentale soient efficaces.
La place centrale accordée aux élus locaux et aux usagers dans un dispositif local déployé sur le territoire national est l’un des principaux aspects conférant aux CLSM leur force et leur originalité.
Le Centre national de ressources et d’appui aux CLSM porté par le CCOMS de Lille a décidé d’interroger une dizaine de territoires où l’engagement des élus et/ou des usagers est effectif, inspirant, et contribue au bon fonctionnement du CLSM. L’objectif était d’identifier des facteurs clés de réussite pour favoriser celui-ci. En plus de ces entretiens, les recommandations résultent des remontées de terrain et constats opérés du fait de nos missions d’accompagnement à la création et au développement des CLSM.
Entre 2016 et 2019, l’accessibilité géographique aux infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et sages-femmes s’améliore (respectivement +9 %, +9 % et +16 %), alors que celle des médecins se dégrade (-6 %). Toutefois, la répartition des médecins généralistes sur le territoire est plus homogène que celle des trois autres professions.
Les inégalités régionales d’accessibilité sont particulièrement importantes en ce qui concerne les infirmiers. Elles existent également pour les masseurs-kinésithérapeutes et les médecins généralistes, mais elles se conjuguent à une concentration forte autour des pôles urbains. Les sages-femmes sont, quant à elles, réparties de manière très hétérogène sur le territoire. La répartition régionale des jeunes professionnels est globalement proche de celle des professionnels plus âgés.
Environ 3 % de la population, soit 1,7 million de personnes, font partie des moins bien lotis en termes d’accessibilité à la fois aux médecins généralistes, aux infirmiers et aux masseurskinésithérapeutes. Les trois quarts de ces personnes vivent dans des territoires ruraux.
Cette vidéo vous aidera dans la réalisation d’un diagnostic de territoire. Elle s’adresse prioritairement aux professionnels en MSP qui souhaitent réaliser des actions de santé publique.
Cet ouvrage offre un panorama des questions économiques, sociales et environnementales au niveau territorial. En utilisant les zonages d’études actualisés en 2020, l’ouvrage fait le point sur les disparités géographiques en France, sur les forces et faiblesses des divers territoires ainsi que sur les conditions de vie de la population.
Découvrez ce guide à destination de l’ingénierie en charge du déploiement des démarches alimentaires territoriales. Comment mieux mobiliser les élus locaux sur les enjeux d’une transition alimentaire à l’échelle du territoire ? Comment accompagner la prise de conscience avec des actions concrètes ?
Fabrique Territoires Santé a organisé le 20 janvier 2021 un webinaire « Evolution et impact de la territorialisation des politiques publiques sur les politiques de santé ».
Renaud Epstein, maître de conférences en sciences politiques à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, Carole Bégou, coordonnatrice CLS et CLSM d’Echirolles et Khalid Ida-Ali, président de l’IRDSU & directeur du développement social et urbain de Vitry-le-François s ont apporté leurs témoignages et éclairages. Le replay est disponible ci-dessous ou sur Youtube.
En 2017, Clermont-Ferrand a été la première cité française à rejoindre le réseau UNESCO, avant que Mantes-la-Jolie, Montpellier et Évry-Courcouronnes ne soient retenues à leur tour. Les divers acteurs de ce processus souhaitent aujourd’hui croiser leurs regards avec d’autres expériences nationales et internationales, permettant d’apporter un éclairage extérieur sur leur action y compris face à la crise du coronavirus. Comprendre ce qui se passe aujourd’hui est peut-être le meilleur moyen de penser « l’après ».
A l’invitation de la présidente Sophie Borderie, les représentants du Conseil départemental, des communautés d’agglomération et communautés de communes du département, des associations des maires et des maires ruraux de Lot-et-Garonne ont tenu cet après-midi à l’Hôtel du Département une importante réunion à laquelle le président du Conseil régional Alain Rousset a exceptionnellement participé, en visioconférence, depuis l’Hôtel de Région de Bordeaux.